Site internet pour auto-entrepreneur
En micro-entreprise, chaque euro et chaque heure comptent. Un site internet n'est pas obligatoire, mais c'est souvent lui qui fait la différence quand un client hésite entre vous et un autre : il vous trouve sur Google, voit votre travail et vous contacte. Voici ce qu'il doit contenir, ce qu'il coûte et comment l'avoir sans y passer vos soirées.
Mis à jour le 21 octobre 2026
Avez-vous vraiment besoin d'un site ?
Si vos clients viennent uniquement du bouche-à-oreille et que votre carnet est plein, un réseau social peut suffire un temps. Dès que vous cherchez de nouveaux clients, le site devient utile : c'est lui que Google montre quand on cherche votre métier dans votre ville, et c'est lui qu'on consulte après avoir reçu votre numéro pour vérifier que vous êtes sérieux.
Un profil Instagram ou une page Facebook ne vous appartient pas vraiment et apparaît peu dans Google. Le site et la fiche Google, eux, travaillent pour vous en continu.
Ce que doit contenir le site d'un auto-entrepreneur
- Vos prestations et, si possible, vos prix. Le client compare. Des prix indicatifs ou un « à partir de » filtrent les demandes qui ne vous correspondent pas.
- Votre zone ou votre adresse. Ville, quartier, communes couvertes, ou « à distance » si vous travaillez en ligne.
- Des preuves. Réalisations, avis, diplômes, assurances. En solo, c'est vous qu'on choisit : une photo de vous rassure aussi.
- Les mentions légales de la micro-entreprise. Nom, adresse, SIREN, et la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » si vous êtes en franchise de TVA, sur vos devis et factures.
Combien prévoir
Fait soi-même : environ 150 à 500 € par an, plus votre temps. Chez un freelance : 800 € et plus, puis l'hébergement et les modifications. Par abonnement avec Tadaa : 39 € HT par mois avec engagement de 12 mois (468 € HT la première année), sans frais de création, hébergement, maintenance et une modification par mois compris.
En micro-entreprise, vous ne récupérez pas la TVA si vous êtes en franchise : comparez les prix TTC. Le site reste une dépense professionnelle, mais le régime micro ne permet pas de déduire les charges réelles : l'abattement forfaitaire s'applique quoi qu'il arrive.

